La terre vue d'ailleurs
[66] La terre vue d'ailleurs / Politique / Antilibéral / Pour une 10ème candidature
Antilibéral : ATTAC
Jiba

Refuser l'affrontement entre candidats

Au lendemain du 29 mai, nous avions des "têtes d'affiche" : Besancenot, Bové, Buffet, Mélanchon,... La logique de la 5ème république, la mise en concurrence des personnes, veut qu'il y aie un affrontement sanglant jusqu'à ce qu'il sorte un vainqueur et des vaincus, comme au PS. N'entrons pas dans cette logique, refusons cet affrontement. Pour cela tous les candidats doivent se retirer. Seule une nouvelle personne peut être le candidat unitaire.

Dans notre démarche, le candidat ne peut pas être un homme ou une femme politique

Nous avons toujours dit que notre candidat, s'il est élu président, devra démissionner une fois la 6ème république en place, et qu'il ne gouvernerait pas, les décisions étant prises de manière collégiale. Tous les candidats proposés (Bové, Buffet, Autain, Salesse, Braouezec,...) sont des hommes ou des femmes politiques. Mais pourquoi choisir un homme ou une femme politique pour ne PAS gouverner ? Cela n'est pas cohérent avec notre démarche !

Pour être cohérent, notre candidat ne doit pas être un politique. Nous n'avons pas besoin d'un "bon président" mais d'un drapeau, d'une icône, d'un "objet votable".

Déterminons un profil plutôt qu'un nom

Si il y avait un bulletin "merde" dans les bureaux de vote, c'est celui-ci qui serait majoritaire dans les urnes. Nous devons trouver une personne qui incarne ce "merde à la 5ème république", aujourd'hui représenté, entre autre, par l'abstention et l'extrême droite. Au lieu de nous affronter sur les 9 candidatures proposées par le national, nous devrions discuter du profil du candidat : homme ou femme ? jeune ou âgée ? chomeuse ou travailleuse précaire ou... ? Un profil peut faire consensus, plus facilement qu'une personne précise.

Un profil qui interpelle : une personne condamnée par la maladie

À titre personnel, je propose une femme, jeune, et condamnée à court terme par une maladie grave (SIDA, cancer,...). Hier, lors de la réunion de mon collectif, il a été dit que notre candidat(e) devait "surprendre". Voilà une candidature qui interpelle, qui a de la gueule, qui brise un tabou : la maladie.

On reproche aux politiques la corruption, le mensonge, le "tous pourri". Peut-on douter de la sincérité d'une personne dont l'espérance de vie ne dépasse pas quelques années ? Elle pourra se permettre une liberté de ton qu'aucun autre candidat ne pourra avoir, ce qui peut séduire les français.

Lorsqu'on lui dira "vous êtes incompétente", elle répondra "oui, je suis incompétent(e), mais cela fait partie de notre démarche : nous voulons mettre fin à la 5ème république, et ouvrir une 6ème république". Elle serait alors inattaquable sur le plan de la compétence, puisqu'elle revendique son incompétence. Seul pourra être critiquer la démarche, ce qui amène le débat sur la question du programme et non du candidat. Ce qui est notre objectif.

NB : je précise ne pas être une femme, et ne pas être atteint d'une maladie grave. Le profil décrit ci-dessus n'est donc pas une "déclaration de candidature déguisée", mais bien un profil !
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