La terre vue d'ailleurs
[185] La terre vue d'ailleurs / Politique / Antilibéral / Logiciel Libre et José Bové
Antilibéral : ATTAC
Jiba
Le logiciel libre est un exemple "d'utopie qui fonctionne". Cette utopie repose sur l'idéal du partage de la connaissance, un thème qui est aussi abordé dans le mouvement altermondialiste et par "la gauche" en général.

Lorsque deux personnes se partagent un gâteau, chacune des parts est réduite de moitié. Au contraire, lorsque l'on partage de la connaissance, ou d'autres "biens immatérielles", chaque personne peut obtenir la totalité de la connaissance originelle. C'est le cas lorsque l'on emprunte un livre dans une bibliothèque, par exemple. Le logiciel libre repose sur quatre libertés fondamentales qui garantissent le partage de la connaissance [1] :
  1. la liberté d'utiliser le logiciel, pour n'importe quel usage,
  2. la liberté d'étudier le fonctionnement du logiciel et de le modifier (on parle d'accès au "code source", équivalent à la recette d'un plat ou à la partition d'une musique),
  3. la liberté de diffuser le logiciel, par exemple à vos amis,
  4. la liberté de diffuser des versions modifiées du logiciel.
Le logiciel libre s'est développé de manière décentralisé voire artisanale, par opposition aux logiciels propriétaires (c'est à dire non-libres), souvent issus de grandes multinationales, comme Microsoft. Le logiciel libre est aujourd'hui un succès : il est possible d'utiliser uniquement des logiciels libres sur son ordinateur. Ce mouvement de partage de la connaissance dépasse aujourd'hui le cadre du logiciel, pour être appliqué à la musique [2], à la connaissance encyclopédique [3], ou à d'autres "biens immatériels". On parle alors du "libre" tout court.

Cependant, et de la même manière que les mouvements sociaux, écologistes ou altermondialistes, le logiciel libre doit affronter des menaces de la part des multinationales et des gouvernements français et européens. Ces menaces vont du non-respect de la loi pour préserver les grandes multinationales (vente-liée d'ordinateur et de logiciels [4]) et de la publicité déguisée pour les logiciels propriétaires (notamment à l'école [5]) à l'appropriation de la connaissance (brevets logiciels [6]) en passant par la criminalisation (interdiction de certains logiciels, DADVSI, lois liberticides [7]).

Le mouvement réuni derrière la candidature de José Bové et le mouvement du logiciel libre partagent des objectifs, mais aussi des adversaires, communs. Par exemple, nous faisons le rapprochement entre le combat contre les brevets logiciels [6] et le combat contre les brevets sur les médicaments (contre le Sida en Afrique notamment [8]) ou sur le vivant [9]. Mais nous faisons aussi le rapprochement entre les procès intentés aux faucheurs d'OGM et ceux intentés à de soit-disant pirates [7].

Une réponse politique est donc nécessaire, sur les questions liées au logiciel libre. Ce document contient nos réponses au questionnaire [10] que l'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre) a adressé aux candidats à la présidentielle.

Les principales positions et propositions que nous développons sont les suivantes : [1] [http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html]

[2] [http://www.dogmazic.net]

[3] [http://fr.wikipedia.org]

[4] [http://racketiciel.info]

[5] [http://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-100005QE.htm]

[6] [http://brevets-logiciels.info]

[7] [http://www.silicon.fr/fr/silicon/news/2003/12/02/ouverture-proces-pirate-dvd-jon] , [http://www.sur-la-toile.com/mod_News_article_2586___.html]

[8] [http://www.monde-diplomatique.fr/2002/02/DEMENET/16129] , [http://www.actupparis.org/mot91.html]

[9] [http://www.ogmdangers.org/action/brevet/brevets_intro.htm]

[10] [http://candidats.fr]

Les réponsesdans le document PDF ci-joint sont une proposition de réponse au questionnaire de l’APRIL, réalisée par le groupe "Logiciel libre et José Bové". Ces propositions ont été transmises au comité de campagne et sont en attente de validation.

reponse_candidats_fr.pdf
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