J'ai fait ce choix car je trouverai injuste que quelqu'un exploite commercialement ma BD sans rien redonner en échange. L'exploitation commerciale d'une oeuvre libre nécessite évidemment une "valeur ajoutée" par rapport à la version libre. Dans le cas d'un logiciel libre, l'exploitation passe par l'amélioration du logiciel ; une licence de type "gauche d'auteur" (GPL par exemple) permet alors d'obliger la personne à redonner les modifications (La vente de support ou de formation pour le logiciel n'est pas une exploitation commerciale du logiciel lui-même, il est ainsi possible de faire de la formation à un logiciel propriétaire sans avoir l'accord de son auteur).
En revanche pour une BD, l'exploitation commerciale évidente est la vente d'exemplaires papier. Dans ce cas, rien n'est redonné à l'auteur originel ou au "pot commun libre". Ce qui est difficilement acceptable !
Enfin, je n'estime pas que la clause NC soit "non libre" pour une BD, car les 4 libertés fondamentales sont bien respectées :
- liberté de lire la BD
- liberté de regarder les sources de la BD (les fichiers SVG vectoriels)
- liberté de modifier la BD
- liberté de redistribuer la BD, en version originelle ou modifiée, en gardant la même licence
En conclusion, une BD n'est pas une oeuvre comparable à un logiciel, et la notion de "liberté" ne peut donc pas être la même. Elle reste à définir ; ce qui devra bien entendu être fait par des dessinateurs et des scénaristes, et pas par des programmeurs de logiciel libre !